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Le festival « Alimenterre » s’invite au lycée Simone Weil

Par LILIANE DENIS, publié le lundi 22 novembre 2021 12:35 - Mis à jour le lundi 22 novembre 2021 15:10
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Mercredi 17 novembre à 19h, les internes de seconde du lycée Simone Weil, les éco-délégués et tous leurs camarades curieux ont été invités à la projection du film « Douce France » de Geoffroy Couanon, dans le cadre du festival Alimenterre.

Le festival Alimenterre, coordonné par le Comité Français pour la Solidarité Internationale, propose une sélection de films documentaires permettant de s’informer et de débattre des impacts de nos choix alimentaires.

La projection du film documentaire "Douce France", qui a été suivie d'un débat, a rassemblé une soixantaine d’élèves, qui ont suivi avec intérêt l’enquête menée par des lycéens de banlieue parisienne au sujet du projet Europacity dans le triangle de Gonesse. De zones commerciales en petits commerces, de réunions publiques en séance à l’Assemblée, des rues de la cité aux champs des agriculteurs, trois jeunes sillonnent leur territoire en tentant de démêler la pelote des promesses et des impacts que cet immense projet représente pour leur avenir. Une piste de ski artificielle, un centre nautique et des boutiques au loyer élevé, est-ce une chance pour les habitants ou une erreur à ne pas faire ?

Les réactions des élèves ont été variées :
- « On dirait que beaucoup de personnes sont de purs consommateurs, comme si le sens de la vie consistait à amasser des objets, acquérir sans fin ».
- « Quand on voit les aménagements autour de nous, on oublie parfois l’impact qu’ils ont eu sur notre environnement, comme le lac de Naussac (Lozère) qui a englouti tout un village », rappelle une élève.
- Une autre tente de se rassurer : « Ici, en Haute-Loire, on n’est pas concernés par de tels projets… »

 

Le débat était animé par quatre intervenants  ayant chacun un regard différent sur l’actualité de notre territoire. Renaud Daumas  a rappelé que la France artificialise l’équivalent d’un département tous les sept ans, et que la Haute-Loire est pour sa part sur un rythme de 200 hectares artificialisés en moyenne chaque année. Le projet de déviation de la RN88 représente à lui seul 140 hectares pris sur des espaces naturels et sur des terres agricoles, impactant 29 fermes. On ne compense jamais réellement la destruction d’un milieu vivant. Christophe Tomati, naturaliste, a montré que la préservation des espèces avait son importance dans la réflexion autour des choix d’aménagement du territoire. Enfin, Myriam Bécuwe et Mélanie Cottier, enseignantes au collège Anne Franck à Brives-Charensac, ont expliqué comment elles travaillent à la création d’une AMAP destinée aux familles de leurs élèves.


Comme dans le film « Douce France », c’est en tissant des liens entre les jeunes générations, les agriculteurs et les autres acteurs du territoire que l’on construit un avenir vivable et enviable.

 


Cette projection s’inscrivait à la fois dans le cadre du travail des éco-délégués et dans la formation à la citoyenneté. Pour poursuivre leur mission d’ambassadeurs, les éco-délégués ont reçu le 18 novembre une formation de la Ligue de l’Enseignement. C’est l’occasion de réfléchir à d’autres outils pour « éveiller les consciences », comme le souligne la proviseure Mme Sauvan-Graindorge, qui salue le sérieux et l’implication des élèves sur les thématiques de l’environnement et du climat.