School Trip to the CERN
Rassurez-vous tout de suite : ils n’ont pas disparu dans un trou noir, mais sont restés hypnotisés par la cloud chamber (chambre à brouillard) qu’ils ont eux-mêmes montée à l’aide d’isopropanol et de glace carbonique à -72 °C. Quelle émotion lorsque les électrons, muons et protons ont tracé leur chemin dans ce fascinant nuage !
Par la suite, les expositions scientifiques interactives du CERN ont permis aux élèves de laisser leurs étoiles virtuelles dans le ciel, d’accélérer des particules grâce à des aimants et de comprendre pourquoi nous sommes tous faits de poussières d’étoiles.
Après un bon repas et une balade digestive sur les berges du Léman, nous voilà au Musée d’histoire des sciences. Là encore, un atelier scientifique nous attend pour nous montrer — et surtout nous prouver par l’expérience — le long cheminement de la pensée humaine vers la théorie de la gravitation : d’Aristote à Galilée, jusqu’à Newton.
Le lac nous a ensuite offert la fraîcheur de ses rives, ses cygnes majestueux et ses célèbres « Mouettes », ces petits bateaux appartenant aux très efficaces transports genevois. Une bonne nuit de repos plus tard, nous étions prêts pour une chasse au trésor à travers les lieux emblématiques de la ville : le fameux Jet d’eau, le Mur des Réformateurs, le Palais des Nations unies…
Le soleil et la chaleur étaient au rendez-vous, mais certaines équipes ont accéléré le pas pour terminer leur quête et remporter, sur le fil, un trésor distribué sur le trajet du retour : un tatouage éphémère en souvenir du CERN.
Le vendredi après-midi, nous sommes retournés au CERN pour une visite guidée d’une partie des installations. Notre guide, un chercheur russe parlant anglais, vivant en France et travaillant en Suisse pour le compte d’une université d’Afrique du Sud, nous a rappelé à quel point les sciences traversent les frontières et reposent sur des coopérations internationales. D’ailleurs, l’ambiance multilingue qui règne à la cantine de l’institution constituait déjà un premier indice en ce sens.
Nous avons dû prendre le bus pour nous rendre d’un site à l’autre. Le détecteur ALICE est déjà extrêmement impressionnant, et nous n’en avons observé qu’une petite partie : le reste se trouve à 100 mètres sous terre, et l’on n’accède pas au plus grand accélérateur de particules du monde sans montrer patte blanche. Les technologies nécessaires pour provoquer des collisions entre protons à une vitesse proche de celle de la lumière semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction. Et pourtant, elles sont bien réelles, sous nos yeux, tout comme la salle de contrôle, que l’on ne peut observer qu’à travers une vitre sans tain afin de ne pas déconcentrer les chercheurs qui y travaillent.
Remonter aux origines de l’Univers, il y a 13,8 milliards d’années, et comprendre comment s’est formée la matière qui nous compose : voilà la motivation des 17 500 personnes qui gravitent autour de ces immenses laboratoires — chercheurs, ingénieurs, techniciens…
Les découvertes en sciences fondamentales, comme celle du boson de Higgs en 2012, ou les innovations technologiques, telles que la création du premier réseau Internet en 1989, participent à la renommée mondiale du CERN.
Mais au fait, savez-vous ce que signifie l’acronyme CERN et sur quels principes cette organisation a été fondée ?
Si vous voulez en savoir plus, visitez le site du CERN
Compte-rendu fait par Mme Chouvet